Tout ce que vous devez savoir sur le don d’organe

Donner un organe, c’est sauver une vie ! Un choix courageux et généreux que vous pouvez faire pour un de vos proches ou pour un patient en attente d’une greffe et inscrit sur une liste nationale d’attente. Quels organes peuvent être donnés ? Avez-vous le droit de donner de votre vivant ? Quelles sont les précautions à prendre ? Nos réponses à vos questions afin de vous aider à prendre votre décision et devenir peut-être donneur d’organe, en toute connaissance de cause.

Etre donneur pour redonner la santé à des patients en attente de greffe

Vous pouvez décider de léguer un organe après votre décès ou même l’intégralité de votre corps à un laboratoire d’anatomie à des fins d'enseignement et de recherche.

Il est également possible de procéder à d’autres types de dons de votre vivant : dons de sang, de plaquettes, de plasma ou de mœlle épinière… Ces dons sont d’autant plus précieux car non remplaçables par des traitements ou médicaments de synthèse. Ils permettent donc de sauver des vies chaque année.

Comment se passe le don d’organe en France ?

Vous savez sans doute comment se déroule un don de sang, mais vous ignorez peut-être ce qu’il en est pour le don d’organe. Le prélèvement d’organes est réalisé une fois que la mort est dûment constatée et que le constat de décès est signé.

Le prélèvement est précédé de recherches et d’examens sérologiques afin de déceler des maladies transmissibles ou des antécédents médicaux. En fonction des résultats obtenus, ce sont les médecins qui décideront de l’opportunité d’aller plus loin dans la démarche et de prélever, ou non, des organes et des tissus en vue d’un don.

Les frais liés au don d’organe

Au terme des prélèvements et conformément à la loi, les traces d’intervention sont rendues invisibles et le corps du donneur est habillé de ses vêtements personnels et rendu à sa famille. Celle-ci peut alors procéder aux obsèques du défunt.

Sachez-le, si les funérailles restent à la charge de la famille, l’intégralité des frais liés au prélèvement d’organe est en revanche supportée par la Sécurité sociale.

Quels sont les organes pouvant faire l’objet de greffes ?

De nombreux organes peuvent aujourd’hui faire l’objet de greffe : le cœur, le foie, les poumons, le pancréas, les os, des fragments de cornée, de peau ou de l’intestin peuvent ainsi être prélevés après la mort du donneur.

Volonté ou refus, informez votre famille de votre décision

Le don d’organe n’est bien sûr pas une obligation. Aujourd’hui, vous êtes automatiquement donneur par défaut. Il est donc utile d’informer vos proches des dispositions que vous souhaitez prendre au sujet du don d’organe, pour qu’ils soient au courant.

En cas de refus, inscrivez-vous sur le registre national des refus de l’Agence de la biomédecine. Il vous suffit de remplir le formulaire mis à votre disposition, ou de l’envoyer par courrier après l’avoir téléchargé et rempli.

Si vous êtes donneur, il n’est pas nécessaire d’avoir une carte de donneur. D’ailleurs, depuis l’année 2018, l’Agence de la biomédecine a choisi de ne plus diffuser cette carte qui pouvait induire en erreur certaines personnes. Depuis le 1er janvier 2017, toute personne âgée de plus de 13 ans doit clairement exprimer son refus d’être donneur après son décès.

Nos conseils pour bien exprimer votre refus

Si vous optez pour un refus, pensez à bien le détailler : il peut s’agir par exemple d’un refus pour les greffes d’organes et de tissus à visée thérapeutique. Prévoyez de bien transmettre une photocopie de votre pièce d’identité pour que l’Agence de la biomédecine puisse s’assurer qu’il s’agit bien de vous.

Vous pouvez aussi donner un organe de votre vivant

Si vous souhaitez faire un don d’organe après votre décès, vous pourriez également être un jour amené à faire le même geste de votre vivant ! Sont concernés la mœlle osseuse, la peau, des fragments osseux, les lobes pulmonaires car ces dons n’altèrent pas la vie du donneur.

Les cas du rein et du foie restent plus complexes : s’il est possible de donner ces organes de votre vivant (un rein en totalité ou une partie du foie), le don doit se faire uniquement au profit de membres de votre famille.

A qui pouvez-vous donner un organe de votre vivant ?

D’après la loi de bioéthique du 7 juillet 2011, le cercle de receveurs vivants potentiels est constitué par votre cercle proche (en l’occurrence votre père, votre mère et, par dérogation, votre fils ou fille, votre frère ou votre sœur, votre conjoint, vos grands-parents, vos oncles ou tantes, vos cousins et cousines germaines ainsi que le conjoint de votre père et de votre mère).

En outre, si vous apportez la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec un receveur potentiel ou si vous apportez la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec une personne, le don d’organe est possible.

Dans tous les cas, vous devez être majeur et la décision finale de procéder à un don de votre vivant revient au président du Tribunal de Grande Instance, qui s’appuie sur un comité d’experts. L’objectif de ces précautions est d’éviter toute pression financière, mais aussi psychologique sur le donneur et le receveur.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la page www.dondorganes.fr

Comment informer sa famille de ses dernières volontés ?

Il est donc essentiel d’informer sa famille et ses proches de ses choix en matière de don d’organe. Bien anticiper ses obsèques en optant pour une assurance obsèques peut aussi y contribuer. En effet, les proches pourront ainsi disposer d’un capital garanti pour financer tout ou une partie des obsèques et bénéficier d'une assistance pour les accompagner dans les démarches et les formalités liées au décès.

Grâce au service dédié Mes dernières volontés inclus dans l’assurance obsèques Aviva, il vous est possible de rédiger et d’enregistrer vos dernières volontés en matière d’obsèques.

Document non contractuel à caractère publicitaire à jour le 20/09/2021

Découvrir notre assurance obsèques